- LA CONSTITUTION

- 1932 A 1963 PLAEK PHIBULSONGKHRAM

- 1936 A 1980 REMOUS ET REPRESSION

- 1980 STABILITE ET ESSOR ECONOMIQUE

- 191 RETOUR DES MILITAIRES

- L'ARMEE ET LA POLITIQUE

- 1992 - 1997 STABILITE POLITIQUE

- LES PARTIS POLITIQUES

- 1996 - 1997 CHAWALIT YOUGCHAIYUDH

- 1997 - 2001 CHUAN LEEKPAI

- 2001 THAKSIN SHINAWATRA

- COUP D'ETAT MILITAIRE DU 19 SEPTEMBRE 2006

- NOUVELLE CONSTITUTION DU 19 AOUT 2007

- 2007 ELECTIONS LEGISLATIVES

- PORTRAIT DE SAMAK SUNDARAVEJ

- 2008 - 2009 SOMCHAI WONGSAWAT

- 2009 - 2011 ABHISIT VEJJAJIVAT

- LA REPRESSION SANGLANTE DU 19 MAI 2010

- 2011 YINGLUCK SHINAWATRA

- 2013-2014 CRISE POLITIQUE

- 2014 COUP D'ETAT

 

 

 


LA CONSTITUTION

En 1932 une alliance de jeunes « fils de famille » et d'officiers organisait un coup de force victorieux contre la monarchie absolue.

Cette révolution sans effusion de sang conduisait à une monarchie constitutionnelle.

Le roi est le Chef de l'Etat et le commandant en chef des forces armées.

Le Chef du gouvernement est un parlementaire nommé par le Roi sur proposition de l'Assemblée nationale.

Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée nationale composée de 500 députés élus pour 4 ans, et 270 sénateurs nommés par le Roi sur proposition du gouvernement.

Les sénateurs peuvent renverser le gouvernement par le vote d'une motion de censure, cette procédure doit avoir l'aval du Roi.

La Thaïlande est divisée en 76 provinces (Changwàt), divisées en districts (Amphoe), subdivisés en sous-districts (king-amphoe) et villages (Mùu-bâan) avec un maire élu. Les gouverneurs de province sont nommés pour 4 ans par le ministre de l'intérieur, hormis le gouverneur de Bangkok qui est élu.

Les forces armées Thaïlandaises comprennent la Royal Thaï Army, la Royal thaï Air Force et la Royal thaï Navy, qui dépend du ministre de la défense.

Les forces de police sont contrôlées par le ministre de l'intérieur. Ce corps est devisé en police provinciale, police métropolitaine, police des frontières et le bureau d'investigation centrale. Il y a des départements spéciaux traitant d'infractions inter-provinciales et de sécurité nationale.


 



PLAEK PHIBULSONGKHRAM


DE 1932 A 1963 PLAEK PHIBULSONGKHRAM

En 1935, le roi PRAJADHIPOK (Râma VII) abdiquait et se retirait en Angleterre. Le cabinet appelait sur le trône son neveu ANANDA MAHIDOL, âgé de 10 ans, qui revenait de suisse où il étudiait.

Le général PLAEK PHIBULSONGKHRAM homme-clé du coup d'état de 1932, tint les rênes du pouvoir.

En 1939, le Siam prenait le nom de THAILANDE. Plaek Phibulsongkhram pro-japonais, revendiquait comme espace vital la totalité des territoires voisins que son pays avait occupé au cours de son histoire. Il autorisait l'accès du golf du Siam aux Japonais qui occupèrent alors une partie du pays. Ceux-ci entreprenaient de construire une voie de chemin de fer, traversant la Thaïlande jusqu'à la Birmanie occupée par les Anglais. Au cours de la construction du fameux pont de la rivière Kwaï, 40 000 prisonniers périrent dans le camp de Kanchanaburi, prés de la frontière Birmane.

En 1942, Plaek Phibulsongkhram déclarait la guerre aux Etats-Unis et à la Grande Bretagne.

En 1944, il se retirait laissant la place à un groupe de civils démocrates conduit par PRIDI PHANOMYONG, professeur de droit qui avait joué un rôle déterminant lors du coup d'Etat de 1932 et qui soutenu par les Etats-Unis, avait fondé un mouvement de résistance antijaponais.

En 1946, le roi décédait, son frère BHUMIBOL ADULYADEJ, lui succédait.

En 1948, le maréchal PLAEK PHIBULSONGKHRAM, renversait PRIDI PHANOMYONG. Ce nouveau gouvernement adoptait une position anticommuniste refusant de reconnaître la république populaire de Chine et soutenait la politique extérieure de la France en Indochine.

En 1951, le pouvoir repassa aux mains du général SARIT THANARAT. Le maréchal PLAEK gardait le poste de Premier ministre avant d'être exilé par SARIT en 1957. Cette même année, des élections forçaient SARIT à se retirer, mais il revenait en 1958 pour fomenter un nouveau coup d'Etat.

Cette fois-ci il abolissait la Constitution, supprimait le Parlement, interdisait tous les partis politiques et se maintenait au pouvoir jusqu'à sa mort, en 1963


 

KRIANGSAK


1963 A 1980 REMOUS ET REPRESSION

De 1963 à 1974, le pays était gouverné par les Généraux THANOM KITTIKACHORN et PRAPHAT CHARUSATHIEN, qui autorisaient les Etats-Unis à implanter des bases militaires d'appui à la guerre du Viêt-nam, dont plusieurs dans la région d'UDON THANI, au total 7 bases aériennes et 45 000 hommes.

En JUIN 1973, en réaction à la répression politique, 10 000 étudiants demandaient une véritable constitution ; en octobre, les militaires réprimaient brutalement une manifestation à l'université THAMMASAT à Bangkok, mais le général KRIT SIVARA et le roi, refusèrent de soutenir la répression ; THANOM et PRAPHAT durent quitter le pays.

Le roi nommait un civil à la tête du nouveau gouvernement. Mais la nouvelle constitution, proclamée en 1974 n'apportait pas les résultats souhaités. Aux troubles de 1974, succédait l'opposition de la nouvelle assemblée, élue en 1975, à l'orientation démocratique du gouvernement.

Le pays devenait ingouvernable, la confusion était à son comble et les émeutes opposant la droite aux étudiants redoublaient de violence. L'armée jugeait que l'expérience avait assez duré et reprenait le pouvoir en 1976.

Tout rentrait dans l'ordre : les syndicats étaient dissous, le droit de grève supprimé et la censure rétablie. Une nouvelle constitution, la 10éme était proclamée. THANIN KRAIVICHIEN devenait premier ministre.

En 1977, THANIN était remplacé par le général KRIANGSAK CHOMANAND, plus modéré.


 


1980 STABILITE ET ESSOR ECONOMIQUE

En 1980, le nouveau premier ministre, PREM TINSULANONDA parvenait à stabiliser la politique et l'économie Thaïlandaise.

Il démantelait les groupes d'insurgés communistes grâce à une efficace combinaison d'amnistie et d'action militaire.

Parallèlement, il engageait le pays vers une démocratisation qui permettait l'élection en 1988 de son successeur CHATICHAI CHOONHAVAN. Environ 60% du gouvernement était constitué d'anciens hommes d'affaires et non d'ex-officiers. La Thaïlande entrait dans une nouvelle ère ou la croissance allait de paire avec la démocratisation.

Cependant les militaires de haut rang commençaient à manifester leur désapprobation, se plaignant que la Thaïlande était devenue une ploutocratie.


 

SUCHINDA

 


1991 RETOUR DES MILITAIRES

Le 23 FEVRIER 1991, les militaires renversaient le gouvernement CHATICHAI et cédaient le pouvoir au CONSEIL NATIONAL DE MAINTIEN DE LA PAIX (NPKC), conduit par le général SUCHINDA KRAPRAYOON .

Le NPKC abolissait la Constitution de 1978 et le parlement ; la liberté de réunion fut restreinte, mais la presse ne fut suspendue qu'un seul jour.

Le NPKC nommait un premier ministre civil ANAND PANYARACHUN, ancien ambassadeur. Le gouvernement temporaire d'ANAND apparut à beaucoup comme le meilleur que la Thaïlande n'ait jamais connu.

En 1991, l'Assemblée nationale votait une nouvelle Constitution qui garantissait la suprématie du NPKC au parlement avec 270 sénateurs choisis par le pouvoir et 360 députés élus. Ce nouveau texte incluait une clause provisionnelle autorisant une période transitoire de quatre
ans avant le retour à la pleine démocratie.
En MARS 1992, les élections générales débouchaient sur un gouvernement de coalition de cinq partis, dirigé par NARONG WONGWAN. Le bruit courait qu'il était impliqué dans un trafic de drogue, les militaires exercèrent leur prérogative constitutionnelle et le remplaçaient par le général SUCHINDA.

En 1992 plusieurs manifestations réclamant le départ de SUCHINDA secouèrent Bangkok et la province. Après que de violents affrontements entre manifestants et militaires près du monument à la démocratie de Bangkok eurent fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, SUCHINDA démissionnait. Le gouvernement, soutenu par l'armée, dut aussi accepter un amendement constitutionnel exigeant que le premier ministre soit choisi parmi les députés élus.


 






L'ARMEE ET LA POLITIQUE

L'armée Thaï a toujours joué un rôle prépondérant dans la politique intérieure du pays. Elle est à l'origine du coup d'Etat de 1932, qui a renversé la monarchie absolue, puis, elle a imposé ses vues par 19 coups d'Etats.

Ces coups de forces, sans effusion de sang, appelés en Thaï « Patiwat », n'ont rien de similaire avec ceux des états d'Amérique du sud ou d'Afrique. De manière générale, ils n'inquiètent pas les milieux d'affaires : a la suite du coup d'Etat du 23 février 1991, la bourse de Bangkok plongeait de 7,3%, pour remonter le lendemain à 5,7%.

De plus, ces coups d'Etats n'ont pu réussir que sous réserve de neutralité du Roi. En 1991 les généraux ont faxé le projet de la nouvelle constitution au Roi qui l'a renvoyé après modification.

Les généraux de l'armée de terre sont politiquement en position dominante depuis 1932 et sont divisés en « classe » correspondant aux promotions de l'académie royale militaire de CHULACHOMKLAO.
De 1970 à 1991, c'était la classe 1 (celle de CHAWALIT) qui était au sommet de l'appareil politique. En 1981, c'est la classe 5 (celle de SUCHINDA), qui a mise à l'écart les plus jeunes de la classe 7 « jeunes Turcs) dont fait parti le charismatique général CHAMLONG, ex-gouverneur de Bangkok.

A la suite des événements de 1991 - 1992, les généraux eux-mêmes, jugeaient nécessaires de limiter le rôle de l'armée dans les affaires publiques.

Le général VIMOL WONGWANICH, en 1992, commandant en Chef de l'armée, a remanié l'état major, de façon à désamorcer la « classe 5 » et n'a pas hésité de qualifier les coups d'Etats d'obsolète.





1992 - 1997 STABILITE ET ELECTIONS LIBRES

CHUAN LEEKPAI, chef du parti démocrate, arrivait en tête des élections et était nommé premier ministre d'un gouvernement de coalition démocratique.

CHUAN LEEKPAÏ, avocat d'origine sociale modeste est connu pour son honnêteté tout au long des 28 années de sa carrière politique.

Le 7 JUILLET 1995, était élu BANHARN SILPA-ARCHA, qui formait un gouvernement de coalition. Aux élections du 25 novembre 1996, le NEW ASPIRATION PARTI du Général CHAWALIT YONGCHAIYUDH remportait les élections d'une courte tête.


 






LES PARTIS POLITIQUES

De 1988 à 1997, la Thaïlande a compté plus de 20 partis politiques que l'on peut classer en deux groupes, ceux dirigés par des civils et ceux dirigés par des militaires :

LES PARTIS DIRIGES PAR DES CIVILS

    • LE PARTI DEMOCRATE, fondé en 1946 et dirigé par CHUAN LEEKPAI, juriste.
    • PARTI DE L'ACTION SOCIAL (SAP), fondé en 1974 par KUKRIT PRAMOJ et dirigé par MONTRI PONGPANICH.
    • LE SOLIDARITE THAI, fondé en 1981 et dirigé par SAMAK SUNDARAVEJ.
    • PRACHAKORN THAI, fondé en 1981 par SAMAK SUNDARAVEJ.
    • SERITHAM, fondé en 1992 par ARTHIT URAIRATA.

LES PARTIS DIRIGES PAR DES MILITAIRES

    • NEW ASPIRATION PARTI (NAP), crée en 1990 par le général CHAWALIT YONGCHAIYUDH.

    • CHART PATANA, crée en 1992 par CHATICHAI CHOONHAVAN.

    • CHART THAI, crée en 1981 et dirigé par le maréchal de l'air SOMBOON RAHONG , ex-président de la Thaï Airways, puis par BANHARN SILPA-ARCHA.

    • PALANG DHARMA, crée en 1988 et dirigé par le général CHAMLONG SRIMUANG, l'ex-gouverneur de Bangkok., qui a servi dans les forces spéciales au Laos et au Viêt-nam.

    • MUAN CHON PARTI, dirigé par le capitaine de police CHALERM YOOBAMRUNG.

    • RASSADORN PARTI, dirigé par le général TIENCHAI SIRISUMPAN.

    • LE SAMAKHI THAM, fondé en 1991 et dissous en juin 1992 à la suite des émeutes.

    • PUANGCHON CHAO THAI, fondé en 1988 et dissous en 1992.

 

 

CHAWALIT


1996/1997 CHAWALIT YONGCHAIYUDH

Le New Aspiration Parti (N.A.P), du Général CHAWALIT YONGCHAIYUDH, remportait les élections du 25 novembre 1996. Il formait un gouvernement de coalition de six partis disposant de 221 sièges sur les 393 de la chambre basse.

Le N.A.P remportait 125 sièges.
Le CHART PATTANA 52.
Le PARTI DE L'ACTION SOCIAL 20.
Le PRACHAKORN THAI 18.
Le SERITHAM 4. Le MUAN CHON 2.

Le PARTI DEMOCRATE de l'ancien Premier ministre CHUAN LEEKPAI avait obtenu que 123 sièges soit 2 de moins que le N.A.P.

Le Général Chawalit Yongchaiyudh, âgé de 55 ans est un ancien élève de l'Académie militaire royale de Thaïlande. Il a été formé aux Etats-Unis avant de faire carrière et d'être nommé commandant suprême des forces armées en 1986.

Il est le fondateur du parti du Nouvel Espoir (NAP), implanté en zone rurale et il a déjà occupé les postes de Ministre de l'intérieur et de l'agriculture dans trois gouvernements civils.

Six mois après sa nomination, la Thaïlande subissait une crise économique sans précédent. Le baht chutait de 40%, passant sous la barre des 40 bahts pour un dollar (7 bahts = 1 Franc).

La Thaïlande n'était pas le seul pays à connaître une récession, tout le Sud-Est asiatique était touché y compris Hongkong dont la bourse perdait en une seule journée 30%.

La Fond Monétaire International (FMI) consentait à un prêt de 17,2 milliards de dollars pour soutenir les liquidités et les réserves du pays, sous condition que la Thaïlande prenne des dispositions économiques draconiennes.

Accusé par les médias et la classe moyenne de tous les maux du pays, Chawalit démissionnait le 6 novembre 1997, après avoir fait voter une nouvelle constitution, la 16éme en 65 ans de démocratie constitutionnelle et la première à avoir été élaborée avec la participation de la population.

La crise politique dégénérait avec deux coalitions rivales (le Général Chatichai Choonhavan du Chart Patana et Chuan Likphai du parti démocrate), revendiquant le pouvoir dans la confusion la plus totale.
Le Roi en tombait malade et devait être hospitalisé pour des troubles cardiaques.

Le baht s'affaiblissait de nouveau et la bourse reculait de 2,2%.


 

 

 



CHUAN LEEKPAI


1997-2001 CHUAN LEEKPAI

Le 9 novembre 1997 était nommé Premier ministre, le leader du parti Démocrate Chuan Leekpai.

Il formait un gouvernement de coalition de huit partis disposant de 210 sièges sur les 393 de la chambre basse.

Le PARTI DEMOCRATE remportait 123 sièges.
Le CHART THAI 39.
Le PARTI DE L'ACTION SOCIAL 20.
Le PRACHAKORN THAI 14.
Le SOLIDARITE THAI 8.
Le SERITHAM 4.Le PALANG DHARMA 1.
Le THAI PARTI 1.

Agé de 59 ans, Chuan Leekpai est un avocat d'origine sociale modeste.
Chuan est l'un des dirigeants politiques les plus expérimentés de Thaïlande, à la fois comme chef de gouvernement et de l'opposition. Il est connu pour être un homme de consensus, discret et intègre, qui détient le record de longévité pour un premier ministre élu.

CHUAN LEEKPAI
    FONCTION
    PREMIER MINISTRE
    DATE DE NOMINATION
    9 NOVEMBRE 1997
    PARTI POLITIQUE
    DEMOCRATE
    DATE DE NAISSANCE
    28 JUILLET 1938 A TRANG
    ETUDES
  • THAMMASAT UNIVERSITY
  • RAMKHAMHAENG UNIVERSITY
    RESPONSABILITES
  • MINISTRE DE LA JUSTICE (1975, 1980)
  • MINISTRE DU COMMERCE (1981)
  • MINISTRE DE L'AGRICULTURE (1982)
  • MINISTRE DE L'EDUCATION (1983-1986)
  • PREMIER MINISTRE (1992-1995)
  • PREMIER MINISTRE (1997-2001)


 

 

THAKSIN SHINAWATRA

 


LE PREMIER MINISTRE THAKSIN SHINAWATRA

Le 9 février 2001 était nommé 23ème chef du gouvernement depuis l'avènement de la monarchie constitutionnelle (1932), le leader du parti Thai Rak Thai, M. Thaksin Shinawatra.

Son parti, le Thai Rak Thai ("Les Thaïs aiment les Thaïs"), a manqué la majorité absolue d'extrême justesse, en remportant 248 sièges. Une performance historique, le score le plus important jamais réalisé par un parti politique en Thaïlande. Thaksin dispose d'une majorité gouvernementale confortable de 325 députés. Car il s'est assuré l'appoint de deux partis pour former sa coalition gouvernementale: le Parti du New Aspiration du Général Chavalit (NA, 36 députés) et le Parti de la Nation Thaïlandaise (Chart Thai, 41 députés). Thaksin Shinawatra est né le 26 juillet 1949 dans la province de Chiang Mai (nord), d'une famille bourgeoise. Il a trois enfants, un fils Panthongtae et deux filles, Paethongtarn et Pinthongta.Il a été policier en 1973 puis il a obtenu un doctorat dans la justice criminelle aux Etats-Unis. Il a démissionné de la police en 1987 pour se lancer dans les affaires. Il a commencé par faire fortune en obtenant le monopole de la vente d'ordinateurs aux entreprises d'Etat dans les années 80. Après l'informatique, il s'est lancé dans les télécoms. Il a créé le groupe Shinawatra (services de téléphonie portable et communications satellitaires) qui détient une bonne part des franchises gouvernementales pour opérer dans le secteur. En 1990, l'Autorité Téléphonique de Thaïlande lui a accordé une concession exclusive de 20 ans pour faire fonctionner un service de téléphones portables.

ELECTION DU 6 FEVRIER 2005

Le 6 février 2005, le Premier ministre Thaksin Shinawatra était triomphalement réélu. Son parti, Thai Rak Thai remportait la grande majorité des sièges de l'Assemblée nationale pour la seconde fois consécutive avec 376 sièges sur 500. Cette victoire électorale sans précédent dans l'histoire de la démocratie thaïlandaise lui permettait de former seul le gouvernement, une première pour un pays habitué aux coalitions.

RESULTATS DES PRINCIPAUX PARTIS

Nombre de voies Thai Rak Thai 18.993.073 voix
Prachathipat 7.210.742 voix
Charthai 2.061.559 voix
Total des voix = 28.265.374 Pourcentage

Calcul en pourcentage Thai Rak Thai : 67 %
Calcul en pourcentage Prachathipat : 26%
Calcul en pourcentage Chartthai : 7% Nombre de députés

Thai Rak Thai 309 + 67 = 376 députés
Prachathipat 71 + 26 = 97 députés
Chartthai 18 + 7 = 25 députés
Mahachon 2 + 0 = 2 députés
Total des députés : 500


THAKSIN SHINAWATRA


    FONCTION
    PREMIER MINISTRE
    DATE DE NOMINATION
    9 FEVRIER 2001

REELECTION

6 FEVRIER 2005

    PARTI POLITIQUE
    THAI RAK THAI
    DATE DE NAISSANCE
    26 JUILLET 1949 A CHIANG MAI
    RESPONSABILITES
  • MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES (1994, 1995)
  • VICE PREMIER MINISTRE DANS LE GOUVERNEMENT DE BANHARN
    SILPA-ARCHA (1995)
  • VICE PREMIER MINISTRE DANS LE GOUVERNEMENT DE CHAVALIT (1997)
  • PREMIER MINISTRE (2001)

 

 


COUP D'ETAT MILITAIRE DU 19 SEPTEMBRE 2006

Le 19 septembre 2006, profitant de l'absence du Premier ministre en visite à New York, le général Sonthi Boonyaratglin renverse le gouvernement de Thaksin Shinawatra et impose la loi martiale.Le coup d'état se déroule sans violence et bénéficie du soutien d'une grande partie des Bangkokiens. Dans une déclaration lue à la télévision, le général Sonthi, 59 ans, premier musulman à diriger l'armée de terre en Thaïlande, pays largement bouddhiste, a déclaré que cette prise de pouvoir était temporaire et que le gouvernement serait «rendu au peuple thaï dès que possible».



Le général à la retraite Surayud Chulanont, 63 ans, ancien commandement en chef de l'armée et conseiller du roi Bhumibol, accepte de diriger le gouvernement à la demande des auteurs du putsch du 19 septembre. Né le 28 août 1943, le général Surayud avait dirigé l'armée thaïlandaise de 1998 à 2002 mais était entré en conflit avec l'ancien Premier ministre Thaksin.

 


Quelques jours après le putsch, le roi Bhumibol Adulyadej approuve la composition du gouvernement de Surayud Chulanont. Le nouveau Premier ministre doit assurer l'intérim gouvernemental le temps de rédiger une nouvelle Constitution et d'organiser de nouvelles élections, prévues pour octobre 2007. L'équipe gouvernementale est censée être composée de techniciens et d'hommes politiques non-impliqués dans cette corruption que l'armée a mise en avant pour justifier le renversement du gouvernement de Thaksin Shinawatra. Les portefeuilles clés sont revenus à des économistes de renom, à des fonctionnaires de bonne réputation et à des officiers à la retraite.


 


THAKSIN SHINAWATRA

D'origine chinoise Thaksin Shinawatra est né en juillet 1949 à Chiang-Mai, principale ville du nord de la Thaïlande, d'une famille enrichie par le commerce de la soie. Doté d'un sens aigu des affaires et d'une solide ambition, lui se lancera dans la politique, avec comme slogan : « Relancer le moteur et le reste suivra ».

Mais c'est d'abord en homme d'affaire qu'il se comporte. En 1989, il quitte la police alors qu'il était lieutenant colonel et se lance dans les télécommunications. En janvier 1993, une fusée Ariane met en orbite « Thai-com-1 », son premier satellite. Il devient le premier magna thaïlandais dans ce domaine, avec une fortune alors estimée à près de 20 milliards de francs.

Un an plus tard, il fait sa première intrusion en politique, se portant à la rescousse du Palang Dharma –le parti de la force religieuse – dirigé par Chamlong Srimuang. Cet ancien général a connu son heure de gloire en 1992 à la tête de manifestations réprimées dans le sang par l'armée.

Même si son parti d'adoption est en perte de vitesse, Thaksin est nommé ministre des affaires étrangères par Chuan Leekpai, leader du parti démocrate, d'octobre 1994 à février 1995. Vice premier ministre du gouvernement suivant, il entreprend sans succès de « décongestionner » Bangkok en 6 mois.

Malgré les déconvenues, il déclare : « Je ne quitterai pas la politique ». Battant, sûr de lui et ayant un goût prononcé pour la politique, il fonde en 1998 le parti Thai Rak Thai (Les thaïlandais aiment les thaïlandais), il dispose d'énormes moyens financiers, et décide qu'il sera premier ministre. Le TRT remporte les élections de 2001, avec le score le plus élevé jamais obtenu par un parti.

Thaksin Shinawatra se met alors à gouverner le royaume tel un patron d'entreprise à poigne et impose à la bureaucratie gouvernementale les méthodes de l'entreprise. « Une compagnie c'est un pays, un pays, c'est une compagnie ». Lance-t-il.

Alors que les critiques commencent à s'accumuler, Thaksin Shinawatra – en pleine crise financière de 1997 – devient un des leaders importants de l'Asie du Sud-est. Sa gestion apporte une nette embellie économique à son pays alors que son parti, le TRT, absorbe tous ces partenaires politiques.

En février 2005, Thaksin Shinawatra, est réélu triomphalement à la tête du pays. Mais, à Bangkok en particulier, les critiques fusent : les intellectuelles et une partie de la classe moyenne accusent ce dirigeant de mêler sans scrupules politique et affaires.

Fin janvier 2006, sa famille vend à une holding Singapourienne l'ensemble de ses parts dans l'empire Shin Corp pour un montant de 1,9 milliard de dollars, via un montage destiné à éviter à sa famille de s'acquitter des taxes. Cet événement fini par catalyser l'opposition : des milliers de manifestants descendent dans les rues de Bangkok pour dénoncer la cession de ce « bien stratégique à des étrangers ».

Thaksin Shinawatra essaie de reprendre le dessus. Pour sortir de la crise, il pari – encore une fois – sur son parti pour remporter les élections législatives, qu'il a anticipé de trois ans. Le TRT gagne les élections du 2 avril 2006 mais le Roi Bhumibol Adulyadej, qui qualifie le processus de « non démocratique », invalide le scrutin.

Le climat se détériore sur fond de tensions. Le 25 août 2006, Thaksin avait accusé des officiers de l'armée d'avoir voulu attenter à sa vie au lendemain de la découverte d'une voiture chargée d'explosifs près de sa résidence. Et depuis quelques semaines, une nouvelle campagne pour l'évincer avait été lancée par ses adversaires, nombreux parmi les élites de Bangkok.

Alors qu'il assiste à l'Assemblée générale annuelle de l'ONU à New-York dans la soirée du mardi 19 septembre 2006, un putsch militaire à lieu à Bangkok. Loin de son pays Thaksin Shinawatra suit sa destitution, à la télévision, dans sa chambre d'hôtel. Le lendemain, il se réfugie à Londres où il possède un domicile, sur Marloes Road, dans le quartier chic de South Kensington.

 


LES RAISONS DU COUP D'ETAT

Thaksin Shinawatra a cru pouvoir gérer la Thaïlande comme son conglomérat sans tenir compte des pouvoirs concurrents et en bafouant l'Etat de droit.

L'ex-premier ministre qui avait apporté des avantages sociaux aux classes les plus déshérités du royaume – forfait médical de 30 bahts, près à taux zéro pour les villages - depuis deux ans, faisait place à un potentat familial de moins en moins regardant sur les méthodes pour conserver les rênes du pays. Privilèges systématiques accordés à ses vassaux politiques, nominations d'officiers proches – voir parents- à la tête d'unités décisives de l'armée, achats massifs de voix.

A la tête de l'Etat son appétit insatiable pire le pouvoir unique mâtiné d'arrogance a braqué contre lui les pouvoirs concurrents des militaires, de la famille royale et des dynasties d'affaires rivales. Contre Thaksin et ses méthodes de bulldozer une guerre de tranchées a divisé Bangkok entre les pro et les anti-thaksin. L'ex-premier ministre a commis l'erreur de croire que ses scrutins lui conféraient une légitimité incontestable. Et pire : que ses bons scores électoraux pouvaient lui permettre de sermonner le Roi et de dominer l'armée. Erreur. En bon populiste, l'homme a cru que le peuple et le Parlement pesaient le plus lourd dans la jeune démocratie thaïlandaise alors que le vote n'y est en réalité qu'un aspect du pouvoir. Le peu de goût des thaïlandais pour les extrêmes a fait le reste. Partisan de la manière forte par exemple, pour résoudre les tensions séparatistes dans les provinces musulmanes du Sud, le premier ministre déchu a fait peur au tenants du consensus et à sa propre « famille » : ces gros commerçants d'origine chinoises certes assimilés, mais terrifiés par la perspective de troubles dans ils pourraient faire les frais. En foulant grossièrement les lois, l'homme a aussi effrayé les milieux d'affaires. En osant défier plusieurs conseillers de Roi, le milliardaire a fait perdre la face à des caciques idolâtrés par les généraux et leurs hommes.

En arrière plan de la crise politique, deux clans s'affrontaient : l'entourage du roi et les proches du premier ministre. Depuis plusieurs mois, leur bras de fer portait sur les nominations dans l'armée et sur l'influence des réseaux du roi au sein de l'administration. Thaksin voulait nommer des hommes à lui à tous postes de commandement militaire pour assurer son pouvoir. Il cherchait également à évincer les fidèles du souverain. Il a eu l'audace de s'attaque aux réseaux d'influence du roi dans un pays où le crime de lèse-majesté est inscrit dans la Constitution. Ne pouvant pas intervenir directement dans la vie politique du pays, le roi Bhumibol, monarque constitutionnel, en est informé en permanence grâce à des fidèles infiltrés dans les principales institutions du pays. Lorsque Thaksin a voulu les écarter de l'administration, le souverain a réagi en les nommant conseillers particuliers.

Or depuis que le Roi Bhumibol lui-même était intervenu en faveur de l'annulation du scrutin d'avril, remporté par les TAT, l'évidence sautait aux yeux : M. Thaksin n'était plus le plus fort.

Finalement le premier ministre a commis un faux pas qui lui a certainement été fatal : une tentative non réussie d'arrêter l'ancien premier ministre Prem Tinsulanonda, le conseiller le plus proche du souverain.

Selon l'auteur du coup d'état le général Sonthi : « Thaksin Shinawatra a insulté le roi de manière répétée et a provoqué un clivage sans précédent dans la société thaïlandaise : une corruption rampante, du népotisme et de l'ingérence dans les institutions qui n'arrivent plus à fonctionner ».

 

 


NOUVELLE CONSTITUTION

19 août 2007 : La junte militaire a organisé un référendum pour un projet de nouvelle constitution qui a été approuvé à une faible majorité. depuis 1932, la Thailande a connu 18 constitutions, soit environ une tous les quatre ans.

 

 


ELECTIONS LEGISLATIVES

Le 23 décembre 2007, 45 millions d’électeurs sont rappelés aux urnes pour élire leurs nouveaux députés. Le Parti du Pouvoir du Peuple (PPP), au sein duquel se sont regroupés des alliés de M. Thaksin, obtiennent 233 des 480 sièges à pourvoir à la chambre basse du Parlement, frôlant la majorité absolue. Samak Sundarav Samak Sundaravej devient avec 310 voix favorables contre 163 pour son rival le démocrate Abhisit Vejjajiva, le 25ème Premier Ministre de Thaïlande pour une durée de 4 ans.

 

 

Samak Sundaravej


Portrait de Samak Sundaravej par Francis Deron

Samak Sundaravej agé de 72 ans, est l'un des six enfants d'une famille aristocratique qui lui a donné une courte éducation dans les meilleurs collèges de Bangkok. Elu député en 1975, sous la bannière du Parti démocrate, il n'est pas passé par des universités étrangères comme c'est ensuite devenu la règle dans la haute société thaïlandaise. L'argent familial et les connexions ont suffi. Fondateur d'un petit parti de droite en 1979, il incarne sans complexe la culture politique d'arrangements privés dénuée de grands principes politiques qui a produit des coups d'Etat à répétition depuis la fin de la monarchie absolue en 1932, relèvent les historiens.

Il débute sa carrière de haut fonctionnaire au ministère de l'agriculture mais, très vite, rejoint la police, dont il devient vice-ministre en 1976, puis ministre de l'Intérieur. La Thaïlande est, alors, encore sous le choc de la répression meurtrière par l'armée d'un mouvement protestataire à l'université de Thamassat, soldée par la mort de 46 personnes à Bangkok. Par la suite, Samak Sundaravej est souvent vu au palais royal. Dans les années 1980, il fait régulièrement entendre sa voix de grognard de droite. Il est vice-premier ministre lorsque la police tire, en 1992, sur des manifestants démocratiques. Ce qui ne l'empêche pas de se faire élire, confortablement, au poste de gouverneur de Bangkok en 2000.

Il tente alors d'atténuer son image. Il présente notamment des émissions culinaires à la télévision ou anime des fêtes de charité. Mais il n'abandonne jamais son rôle d'éditorialiste dans divers journaux et sur les ondes. Ses marottes : l'ordre public, le respect des traditions, la monarchie et les affaires. Il ne craint pas trop la justice civile : deux contrats suspects conclus alors qu'il était gouverneur de Bangkok lui ont valu des sarcasmes mais guère d'ennuis. Il a en revanche gagné ses procès pour diffamation contre des journalistes qui l'avaient mis en cause dans une affaire de pots-de-vin.

Ses relations avec l'ancien premier ministre, Thaksin Shinawatra, renversé en 2006, dont il se dit le porte-étendard, ont été houleuses, au point de susciter un rappel à l'ordre du roi Bhumibol Adulyadej. Pourtant, Thaksin Shinawatra l'a chargé de mener le combat électoral lorsque la justice, agissant pour le compte de la junte, a dissous son propre parti, le Thai Rak Thai (TRT), en avril 2007. Depuis, M. Samak n'a cessé de tonner contre "l'injustice" du bannissement de M. Thaksin.

Francis Deron

 


Le 26 août 2008, 35 000 manifestants nationalistes et royalistes sous la bannière de  L'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) ont encerclé plusieurs ministères et pris d'assaut le siège du gouvernement, ainsi qu'une chaîne de télévision publique. Le PAD accuse Samak d'être un "homme de paille" de Thaksin Shinawatra. Il  exige sa démission et la modification de la constitution pour que 70% des parlementaires soient nommés, et non plus élus.

L’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) est une coalition hétéroclite et anti-démocratique, soutenu par d’importants bailleurs de fonds et bénéficiant de protections douteuses, qui exploite les craintes des privilégiés et un sentiment nationaliste délibérément anti-rationnel et qui flirte avec le militarisme et la violence.

Ses trois principaux dirigeants sont :

- Sondhi Limthongkul, qui est l’initiateur du mouvement et son leader le plus influent. Journaliste, puis patron de presse aux fortunes diverses, qui n’a jamais su concrétiser ses grandioses projets d’empire de presse et de lancement de satellites. Sondhi est la « version ratée » de Thaksin

- Chamlong Srimuang ancien général et gouverneur de Bangkok, mène la faction « ascétique » de l’Alliance. Chamlong est affilié à la secte bouddhiste excommuniée Santi Asoke.

- Somsak Kosaisuk a été un jeune militant gauchiste dans les années 70 avant de devenir leader syndical. Il représente l’aile marxisante de l’Alliance.

M. Samak tient tête au PAD, mais le 9 septembre 2008 il est contraint d'abandonner ses fonctions, condamné par la Cour constitutionnelle qui l'a reconnu coupable d'avoir accepté de l'argent d'une entreprise privée produisant ses émissions culinaires à la télévision.

En attendant que le gouvernement nomme un nouveau Premier ministre c’est Somchai Wongsawat, leader adjoint du Parti du pouvoir du peuple (PPP) de M. Samak, qui assure l’intérim.

 

 

Somchai Wongsawat


Le parlement thaïlandais a élu le 17 septembre 2008 Somchai Wongsawat à la tête du gouvernement pour succéder à Samak Sundaravej.

Candidat du Parti du Pouvoir du Peuple (PPP) Somchai a reçu le soutien de 298 des 468 des députés présents, tandis que le chef de l'opposition a recueilli 163 voix et 5 députés se sont abstenus.

Somchai Wongsawat qui devient le 26ème Premier ministre de thailande est âgé de 61 ans. Il a été juge pendant vingt ans, secrétaire général du ministère de la Justice sous le gouvernement Thaksin et ministre de l'éducation dans le gouvernement sortant.

Somchai Wongsawat est surtout connu pour être le mari de la sœur cadette de Thaksin Shinawatra, Yaowapa très influente dans le parti avant d'être interdite de politique.




Abhisit Vejjajiva


7 octobre 2008 : La police disperse des manifestants de la PAD autour du Parlement. Bilan : deux morts, 478 blessés. Un opposant est tué et 22 sont blessés par une explosion. Des manifestants de la PAD, engagés dans une "bataille finale" pour renverser le gouvernement de Somchai, encerclent le Parlement. Des opposants prennent d'assaut l'aéroport international Suvarnabhumi de Bangkok, où l'état d'urgence est imposé deux jours plus tard.

2 décembre 2008 : La Cour constitutionnelle ordonne la dissolution du parti pro-Thaksin au pouvoir et l'exclusion de Somchai de la vie politique. La PAD lève le blocus de l'aéroport Suvarnabhumi, après 8 jours de blocage, causant des pertes inestimables pour l’industrie du tourisme en Thailande.

15 décembre 2008 : Abhisit Vejjajiva, chef de l'opposition, est désigné 27e Premier ministre du royaume à l'issue d'une élection au Parlement.

Thaksin s'adresse à ses partisans et exige la démission d'Abhisit et la tenue de nouvelles élections. Des dizaines de milliers de partisans de Thaksin, vêtus de chemises rouges - leur signe de reconnaissance -, se rassemblent à Bangkok et accentuent la pression sur le Premier ministre.

10 avril 2009 : Des milliers de "chemises rouges" se rassemblent à Pattaya, au sud-est de Bangkok, où ils menacent de perturber un sommet asiatique. Des manifestants pro-Thaksin prennent d'assaut le lieu du sommet, qui est annulé dans la foulée. Abhisit Vejjajiva a perdu la face. Les dirigeants de 16 pays d'Asie-Pacifique présents à Pattaya sont évacués précipitamment par hélicoptère.
Le leader des manifestants de Pattaya est arrêté et l'état d'urgence est décrété à Bangkok et ses environs. Le Premier ministre menace de faire intervenir l’armée, pour éviter un bain de sang les leaders des chemises rouges ordonnent la dispersion de leurs manifestants.


 

 


LA REPRESSION SANGLANTE DU 19 MAI 2010

Après avoir organisé quelques manifestations de milliers de personnes durant la fin de l'année 2009 et le début de l'année 2010 et après avoir remis au Roi cinq millions de signatures pour la grâce de Thaksin en août 2009, les Chemises rouges veulent frapper un grand coup et appellent à une manifestation d'un million de personnes. Début 2010, la cour saisi plus d'un milliard de dollars sur la fortune de Thaksin. Le 14 mars 2010, entre 100 000 (estimation de la police) et 300 000 (estimation des manifestants) personnes participent à la manifestations des Chemises rouges. Les leaders du mouvement décident d'établir un campement permanent à Bangkok. Ils organisent une manifestation et versent leur sang de façon symbolique devant le Palais du Gouvernement, le siège du Parti Démocrate et la maison d'Abhisit.

Fin mars, une négociation entre les leaders rouges et le gouvernement échoue. Le 10 avril, le gouvernement d'Abhisit donne l'ordre à l'armée d'évacuer par la force le camps des Chemises rouges. Des combats s'ensuivent qui causent la mort de 21 personnes, 5 militaires et 16 Chemises rouges ainsi que 171 blessés principalement parmi les Chemises rouges.

A la suite de cela, ces derniers décident de former un camp retranché à Ratchaprasong à Bangkok sous la direction du général dissident Sae Daeng.

Le gouvernement cherche alors, avec l'aide des Chemises jaunes du PAD, à mobiliser des citoyens anti-rouges appelé les "multi-couleur". Mais le 22 avril, des chemises noires (suspectés être des soldats fidèles à Sae Deang) tirent une grenade M79 contre eux. Une personne est tuée et les multi-couleur se retirent.

Le gouvernement d'Abhisit décide alors de frapper très fort pour en terminer.

Le général dissident Sae Daeng est le premier à en faire les frais. Il est abattu par un sniper d'une balle dans la tête au cours d'une interview avec un journaliste américain. Il décédera quelques jours plus tard. Puis les blindés de l'armée thaïlandaise se mettent en marche, suivis de snipers qui tirent sans discontinuer sur les manifestants. Après la capitulation de ces derniers, des bâtiments brûlent mystérieusement (une version accuse les Chemises rouges, une autre l'armée et la dernière parle d'escroquerie à l'assurance) et le pouvoir s'empresse d'accuser les Chemises rouges de terrorisme. Au cour de la répression d'avril/mai 2010, au moins 91 personnes ont été tuées et plus de 2000 autres blessées.

Merci à Lek Issan pour cet article.

 

 

 

 

Le 3 juillet 2011,  le Puea Thai de Yingluck Shinawatra  obtenait la majorité absolue  en remportant 265 sièges sur les 500 que compte la chambre des représentants.

Le 10 aout 2011, Yingluck Shinawatra,  prêtait serment devant le Roi et devenait la première femme thaïlandaise à occuper le poste de Premier ministre. Agée de 44 ans, mariée et mère d’un fils, elle est la sœur cadette de l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra  évincé du pouvoir par un coup d’état militaire en 2006. Elle est diplômée de sciences politiques à l'université de Chiang Mai et titulaire d'un master d'administration publique à l'université du Kentucky, aux États-Unis,

Bien qu’ayant la majorité absolue, Yingluck Shinawatra a formé une coalition de cinq partis, composé de Pheu Thai, Chat Thai Pattana, Chat Pattana Puea Pandin, Phalangchon et Mahachon.

Par conséquent, le gouvernement de coalition comprend 296 députés, soit environ 60 pour cent des sièges de la Chambre.

En donnant la majorité absolue au Puea Thai et en se rendant aussi massivement aux urnes - le taux de participation a atteint 75% - les Thaïlandais ont montré qu’ils ne se satisfaisaient pas du bilan d’Abhisit, en place depuis fin 2008, et qu’ils n’avaient pas oublié que le Parti Démocrate était parvenu au pouvoir sans passer par le vote populaire.

 

 


2013-2014 CRISE POLITIQUE 

Les manifestations ont repris fin 2013, menées par l'ancien chef adjoint du parti Démocrate, Suthep Thaugsuban, qui exige la fin du soi-disant "'régine Thaksin".

Le 1er novembre 2013, le gouvernement tente de faire passer une loi d'amnistie générale pour les personnes impliquées dans les manifestations de 2010, incluant tous les crimes politiques - y compris toutes les condamnations contre Thaksin – Cette loi déclenche une manifestation de masse de protestation.

Un groupe d'opposant au gouvernement "le Comité de la réforme démocratique et populaire" (CEDE), dirigé par Suthep, alliance hétéroclite de divers groupes d'opposition (parti Démocrate, élite de Bangkok, ultra-royalistes), intensifie la pression sur le gouvernement en organisant de nombreuses manifestations, occupant des ministères, appelant les fonctionnaires à la sédition et mettant en place des barrages routiers pour tenter d'instaurer le blocus de Bangkok.

Les manifestants ont des exigences de plus en plus déraisonnables. Ils exigent la démission du gouvernement et la mise en place d'un «conseil du peuple» non élu.

En réponse aux protestations, la Première ministre Yinluck dissous le Parlement le 9 Décembre 2013 et propose de nouvelles élections pour le 2 Février 2014.

Le CEDE de Suthep empêchera le bon déroulement des élections en bloquant des bureaux de votes dans le Sud du pays.

Le 21 mars 2014, la Cour constitutionnelle invalide les résultats des élections législatives du 2 février. C'est une victoire pour l'opposition

2 avril 2014, Yingluck Shinawatra est cette fois accusée d'abus de pouvoir dans le cadre du licenciement du chef du conseil de sécurité thaïlandaise, Thawil Pliensri.

7 mai 2014, La Première ministre, Yingluck Shinawatra, est destituée de ses fonctions par la Cour constitutionnelle. Accusée d'abus de pouvoir dans l'affaire du licenciement du chef du Conseil de sécurité nationale, elle est remplacée par son Vice-premier ministre Niwattumrong Boonsongpaisan.




2014 coup d'État

Le 20 mai 2014, le Chef de l'armée déclare la loi martiale et commence à déployer des troupes dans la capitale.

Deux jours après, le 22 mai, Le général Prayuth Chan O-Cha, commandant en chef de l'Armée royale thaïlandaise annonce le coup d'Etat.

Le gouvernement provisoire est renvoyé, le parlement dissous et le Chef de l'armée prend la tête du "Conseil national pour la paix et l'ordre" qui a tout pouvoir. La Constitution est suspendue, tous les dirigeants politiques, les ministres, les chefs de la police sont arrêtés, les médias censurés, les manifestations interdites et le couvre feu imposé.



 

 

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